Le phénomène a débuté il y a 10 ans avec la Bitcoin, précurseur de la pratique. Aujourd’hui, la monnaie virtuelle est devenue plus imposante que jamais et il y en a plusieurs « devises » : Boitcoin, Ethereum, Ripple, Litecoin et 6 autres sont actuellement en circulation.

L’obtention de ces monnaies passe par des algorithmes qui exécutent des calculs mathématiques très intenses. Cette opération s’appelle « minage » ou « mining ».

La propriété principale de cette monnaie est qu’elle est décentralisé. Il n’existe, donc, pas de banque centrale qui la gère. À la manière des torrents par exemple, il n’y a pas de serveur dans ce réseau pour contrôler le tout. Chaque ordinateur qui travaille sur une monnaie dispose ainsi d’une copie du registre général, la fameuse « blockchain », il prend alors le nom de nœud du réseau de la cryptomonnaie. L’opération de minage revient à ajouter un bloc à cette « blockchain » qui validera les transactions futures. Cela ne se fait cependant pas au hasard et pour valider le fait que quelqu’un envoie 2 Bitcoins à un autre, l’opération doit être vérifiée mathématiquement. Plus la monnaie est populaire et plus la puissance de calcul nécessaire à la validation des transactions est importante. Et l’inverse est aussi vrai, lorsqu’une cryptomonnaie est lancée à ses début, il est assez simple de la « miner », la puissance de calcul nécessaire n’est pas très importante.

Autre propriété importante, c’est que chaque crypto-monnaie est définie en nombre. Exemple pour le bitcoin le maximum de « pièces » qui peuvent être trouvé dans le monde ne peut dépasser les 21 millions et pas une de plus ni une de moins.

Elle est aussi sécurisé car  le principe de la « blockchain » permet d’authentifier toutes les transactions et il ne peut donc y avoir de fraudes. En revanche, le vol reste parfaitement possible.

Aussi, tout est entièrement public qu’il s’agisse des algorithmes mis en œuvre, des protocoles utilisées ou des logiciels employés. On parle donc de transparence.

Une autre propriété aussi très importante. C’est l’anonymat. On ne peut reconnaître l’origine de la dite « pièce » ni la suivre. Ce qui la rend très convoité par le « black net » (On en parlera un de ses jours). Disons que c’est une sorte de marché parallèle non légal.

Le minage

Aujourd’hui, le minage du Bitcoin n’est plus rentable pour un particulier. En effet, à moins d’avoir des moyens considérables, les coûts en termes de puissance de calcul placent cette activité hors de notre portée. Que pouvons-nous donc miner aujourd’hui ? Des monnaies telles que l’Ethereum ou plus encore le Litecoin restent toute fois accessibles à tous. Attention cependant à bien comprendre le fonctionnement de la chose, à déterminer les investissements nécessaires et à estimer vos coûts fixes, comme la consommation d’électricité pour ne citer que le plus évident. Vous pouvez gagnes en fin du mois cent dinars et finir avec une facture d’électricité à deux cents dinars (à titre d’exemple).

Le minage recouvre deux axes, la création de la monnaie d’un côté et l’authentification des transactions de l’autre. Dans les deux cas, il s’agit cependant du même processus pour nous, utilisateurs finaux. Le principe est donc de disposer d’une machine capable de faire tourner un logiciel qui se chargera lui du minage : plus la puissance de calcul mise en œuvre est importante et plus on générera de monnaie.

Seulement voilà, ce qui était valable au lancement du Bitcoin, ne l’est plus en 2017. Aujourd’hui, un ordinateur personnel classique n’est ainsi plus en mesure de s’acquitter des calculs colossaux qu’il faut accomplir pour générer une somme significative en Bitcoin. Pour remédier à cela, des solutions ont été développées, les ASIC pour application-specific integrated circuit… en d’autres termes des circuits électrique dont l’algorithme est gravé en dure dessus et ils n’ont qu’un seul objectif : le minage de Bitcoins.

Les ASIC peuvent appartenir à deux grandes catégories : les solutions prémontées et les clés USB qui auront besoin d’être placées au cœur d’un système. Notez tout de même que si le premier cas peut encore s’avérer rentable, les ASIC en stick USB ne sont plus assez puissants. En plus du coût de ces solutions, n’oubliez pas qu’il faut évidemment comptabiliser les dépenses électriques…

Attention, les solutions ASIC ne marchent que pour une poignée de crypto-monnaies, principalement le Bitcoin et le Litecoin. Il est donc inutile d’investir dans de tels systèmes si vous envisagez de miner de l’Ethereum par exemple.

Autre méthode et plutôt que d’investir des sommes considérables dans une machine et plusieurs cartes graphiques, il est aujourd’hui possible de miner des crypto-monnaies de manière collective. L’idée, ici, est de partager les risques autant que les bénéfices. Plusieurs site vous proposent de rejoindre leurs groupe de mineurs qu’on appelle POOL et de miner des fragments de la chaîne. Une fois qu’une Bitcoin est retrouvée. les bénéfices seront répartie selon la participation de chaqu’un qui comme vous en doutez dépend de la puissance de sa machine. Ces site vous proposent généralement de convertir le butin en devise habituelle (€ ou $).

Il faut savoir que si on veut garder des Bitcoin il faut impérativement avoir un portefeuille. Il sert bien sûr à stocker vos Bitcoins, mais il offre également la possibilité d’envoyer et/ou de recevoir des Bitcoins de la part d’autres utilisateurs. Mieux, le portefeuille fait également office de livre de comptes en conservant dans un historique précis toutes les transactions que vous avez pu réaliser avec vos Bitcoins. Il faut aussi que ce portefeuille soit protégé contre le piratage car la Bitcoin est très convoité par les hackers.

On dois s’arrêter là pour le moment. On ira plus loin dans un autre temps.

Si l’article vous a plu n’hésitez pas de me le faire signaler. Et s’il y a des fautes ou des erreurs d’explication, faites le moi savoir ici bas et je serais ravis de le reprendre.

 

KeyKeeper

KeyKeeper

Ingénieur en mécanique adorant la technologie. Née avec un Comodor64. Ma première ligne de commande :10 PRINT"HELLO!"RUN